En bref - C’est la danse de couple universelle !
La Danse de Couple Moderne se pratique principalement en improvisation, sur une grande diversité de styles de musique, sans pas de base prédéfini mais avec une rythmique précise qui dépend du guidage. Elle se focalise également beaucoup sur l'esthétique qui s'inspire des lignes de danse classique mais aussi de beaucoup d'autres sources telles que les Danses de Salon, le Tango Argentin, le Swing ou encore les Danses Afro-Caribéennes.
Voici un exemple
Les professeurs Logan et Gabija illustrent en 2 minutes, sur 4 styles musicaux différents, la diversité des possibilités expressives de la discipline, dans une même base technique et artistique.
En détail - Qu’est-ce que la Danse de Couple Moderne ?
[Cette section s'adresse aux danseurs qui souhaitent comprendre en profondeur les fondamentaux de la discipline. Elle sert aussi de référence pédagogique pour nos élèves en cours de progression.]
Comme toute danse de couple, l’un des pratiquants (appelé ici le « cavalier ») guide en proposant des figures à réaliser puis l’autre membre du duo (appelé ici la « cavalière ») lui répond. (NB : les termes sont non genrés.) Cela étant, cette danse se caractérise par :
une base technique universelle neutre (donc une toile vierge pour les choix stylistiques) et
une base esthétique de corps classique (donc un entretien permanent du corps).
La base technique est complète et cohérente : elle utilise toutes les notions qui peuvent être abordées dans une danse en les connectant de manière unique. Les notions fondamentales sont : cadre, connexion, rapport au sol, posture, déplacement, marquage du rythme, musicalité.
La base esthétique recherchée présuppose un corps physiquement entraîné et un engagement musculaire conscient, afin de positionner les différentes parties de son corps rapidement et avec justesse selon le style choisi. La tonicité, la souplesse et l’endurance sont valorisées.
Ainsi, comme pour toute discipline mature, la Danse de Couple Moderne est un système complet, qui forme un « tout », dont la logique se suffit à elle-même pour amener ses pratiquants à la maîtrise. Il n’est ni utile ni nécessaire de transposer tels quels des codes techniques spécifiques à d’autres disciplines. En revanche il est possible d’intégrer des inspirations extérieures (des éléments stylistiques ou des figures) en les décomposant en éléments fondamentaux lorsque ceux-ci sont compatibles avec les bases de cette danse.
Au sujet du support musical, cette danse de couple n’est pas restreinte à un seul genre (contrairement aux disciplines qui en mentionnent un dans leur nom) et elle est la seule à se pratiquer sur une large palette de BPM, depuis moins de 80 (musiques très lentes) à plus de 160 (musiques très rapides).
Le Manifeste pour la Danse de Couple Moderne résume les éléments caractéristiques évoqués ci-dessus.
S’entraîner pour progresser
Comme toute autre discipline basée sur l’expression du corps (athlétisme, natation, équitation…), elle demande un engagement régulier pour progresser. Ainsi, tout le monde peut la découvrir, mais les efforts sont toujours nécessaires pour s’améliorer. En vous prêtant au jeu, vous serez surpris par le niveau que vous pouvez atteindre ! La marge de progression pour un danseur est au départ importante, mais elle est censée le motiver à s‘accrocher. En fin de compte, de nombreuses années d’entraînement régulier et assidu permettent d’aboutir à un niveau de performance remarquable, qui sera même apprécié par des professionnels d’autres disciplines sportives et artistiques mondialement reconnues. Ainsi, l’accessibilité de l’apprentissage ne relève que de la capacité des professeurs à adapter le contenu de leurs cours au niveau des élèves à chaque étape de leur progression, du moment que les élèves suivent les conseils dispensés.
Une liberté artistique par la maîtrise des codes
Dans cette danse, l’échange entre partenaires et la créativité sont recherchés, de même que l’impression visuelle laissée au public. Ainsi, les volets « social » (pratiquer en soirée), « sportif » (participer à des concours) et « spectaculaire » (effectuer des démonstrations), qui sont complémentaires, ont une importance similaire et constituent ensemble la panoplie complète du danseur accompli.
Premièrement, la connexion physique entre les partenaires est le support de tous les mouvements. L’utilisation correcte de cette connexion suppose des échanges de pouvoirs consentis qui sont essentiels à l’expression de chacun des danseurs. Par exemple, la cavalière accepte de se laisser entraîner et mettre en mouvement par défaut, tandis que le cavalier se tient disponible à tout moment pour accompagner les prises d’initiatives de sa partenaire.
Ensuite, la créativité, supportée par la maîtrise des codes, permet d’exprimer une ou plusieurs émotions au sein d’une danse. Ce résultat est spécifique à la musique, au niveau technique des danseurs et à leurs choix stylistiques, du moment que la cohérence est respectée. Par exemple, certains jeux de jambes seront plus appropriés à une ambiance musicale qu’à une autre et seront réussis si les danseurs en ont l’habitude.
Le spectateur peut ainsi se voir proposé d’imaginer une histoire, c’est-à-dire une trame narrative originale sur chaque musique. Cette danse se pratique sur des genres musicaux très variés et plusieurs métriques, dont celles en mesures à temps binaires et plus récemment en mesures à temps ternaires. Attention : la Danse de Couple Moderne sur rythme ternaire n’est pas du tout similaire à la Valse Moderne ; les deux disciplines sont très différentes.
Voici les différentes dimensions que vous apprendrez au fur et à mesure de votre progression
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Cadre - Le danseur maintient son cadre en mobilisant le dos (les coudes ne dépassent pas son torse en compression et ne sont pas tendus en extension), par défaut la cavalière conserve son bras de connexion devant elle avec le coude bas pendant les tours, les bras de repos sont toniques, le cavalier n’effectue pas de torsion/rotation dans le poignet de la cavalière lors de son guidage et plus particulièrement pour la mise en déplacement. Le cadre est souple c’est-à-dire que les bras ne sont pas rigides et le cadre participe à l’amorti des mouvements.
Connexion - L’exécution des mouvements utilise les principes d’extension et de compression d’une part, est amortie d’autre part, n’est pas anticipée et dépend de la connexion physique. La transmission de l’intention du guidage d’un partenaire à l’autre est efficace. En particulier, le cavalier utilise la connexion pour déplacer la cavalière et la cavalière utilise son placement du corps pour intensifier la connexion selon le point de contact. Les rétroguidages restent ponctuels et sont indiqués clairement au cavalier à l’aide de la connexion.
Ancrage - L'ancrage est une stabilisation nécessaire, a minima à la fin des passes. Le danseur déplace la verticale de son poids du corps légèrement derrière son pied d’appui de sorte à créer un équilibre partagé avec son partenaire tout en maintenant l’alignement vertical entre ses épaules et ses hanches et l’appui sur l’avant de son pied.
Posture - La posture doit soutenir le cadre, la connexion et l’ancrage. En particulier, le danseur a une attitude droite, maintient ses épaules ouvertes sur les côtés, maintient l’alignement vertical de sa nuque (de sorte à ce que sa tête soit dans l’alignement de son dos), gaine son ventre, contrôle sa cambrure (qui doit être limitée et non exagérée), maintient sa cage thoracique avancée et a le poids du corps rarement posé sur le talon.
Ligne de danse - Le danseur respecte la ligne de danse en toute circonstance. En particulier la cavalière se déplace selon cette ligne sans en sortir et le cavalier s’écarte de cette ligne lors du passage de la cavalière.
Fluidité - Le danseur soigne ses mouvements et transitions afin d’éviter les à-coups ou hésitations dans la connexion. Le manque de fluidité dans les penchés et passes acrobatiques en particulier est fortement pénalisé.
Rapport au sol - Le danseur conserve son équilibre et ses jambes sont actives. Par défaut et sauf styling particulier, il déroule son pied à partir de la pointe tout en conservant la majorité de son poids sur l’avant intérieur du pied (ceci participant à l’équilibre du danseur), travaille en permanence en en-dehors et s'assure que le transfert de son poids du corps s'effectue progressivement d'une jambe à l'autre (et non instantanément).
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Marquage - La majorité des pas (transferts de poids ou marquages sans transfert) marquent le rythme de base (succession des pulsations des temps forts et faibles selon un schéma identique).
Structure de pas - [Sans être obligé de marquer chacune des pulsations de la musique, le danseur peut choisir des alternances de pas adaptées au genre musical, à la vitesse d'exécution ou aux figures. Les plus communes sont « pose-tape-pose-tape » et « pose-pose-pose-tape» sur un rythme binaire en mesures à quatre temps.] Le marquage des demi-temps et des sous-pulsations est autorisé tant qu'il reste occasionnel.
Éléments musicaux - [Chaque musique présente des spécificités, notamment les accents, breaks et séparations des phrases musicales, qu'il est pertinent pour un danseur de savoir souligner. La danse met en avant les spécificités de la musique, notamment les accents, breaks et séparations des phrases musicales.] Les variations d’intensité de connexion, du dynamisme des déplacements et des stylings, correspondant aux différentes parties de la musique, sont valorisées.
Interprétation - Le danseur exprime sa créativité avec des choix de mouvements stylisés et la qualité de leur exécution, en cohérence avec la musique. En particulier, le danseur souligne les contrastes de la musique, transmet des émotions en accord avec la trame narrative de la musique et peut éventuellement ajouter quelques stylings inspirés par d’autres disciplines de danse si le style de la musique le suggère.
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Port de bras - [Ce principe est important pour des raisons esthétiques et pour ne pas donner de fausses indications à son partenaire.] Le bras libre reste tonique et maintenu dans une position de repos fixe (généralement replié devant soi). Son port est alors conscientisé.
Ligne de jambe - La jambe libre participe à l’esthétique de la danse. Par défaut, les pas sans transfert de poids du corps sont marqués avec la jambe libre, soit en rassemblant les chevilles (avec la pointe du pied en contact avec le sol), soit sans rassembler les chevilles (avec la pointe du pied restant en contact avec le sol, la jambe qui se tend et le talon qui descend). D’autres stylings peuvent être utilisés, du moment que les jambes sont assez souvent tendues.
Reste du corps - [Les autres parties du corps participent toutes à la posture et à l'élégance.] Le danseur utilise sciemment les mouvements de tête, d’épaules, de poitrine et de bassin de manière harmonieuse, sans parasiter la technique de base (notamment la qualité de sa connexion).
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Cette dimension est notamment travaillée pour les volets « sportif » et « spectaculaire ».
Interaction public - [Le public apprécie toujours être pris en compte et valorisé, qu'il s'agisse de spectateurs, de juges ou d'élèves.] Le danseur inclut le public dans son jeu de scène en portant attention aux orientations de son couple (notamment lors de l'exécution des figures). Par ailleurs, il utilise des jeux de regards, des mouvements d'inclusion destinés aux spectateurs et/ou juges, en accord avec la musique et les figures.
Cohésion du couple - [La complicité et l’écoute entre partenaires sont les marqueurs d'une danse réussie, même en « social ». Des danseurs non stressés auront plus de chances de souhaiter pratiquer ensemble à nouveau, sans compter l'effet positif qu'ils laissent au public qui en est témoin.] Les partenaires font preuve de complicité et d’écoute. Ils sont détendus et interagissent entre eux par le biais de regards et de sourires. Chacun s’adapte aux suggestions de style de l’autre.
